Amendement n° None — ARTICLE 36
Dispositif
I. – À ligne 41 de la dernière colonne du tableau de l’alinéa 1, substituer au montant :
« 163 411 333 »
le montant :
« 245 117 000 ».
II. – En conséquence, à la ligne 42 de la même dernière colonne du même tableau du même alinéa 1, substituer au montant :
« 186 666 667 »
le montant :
« 280 000 000 ».
III. – En conséquence, après ledit alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :
« I bis. – Il est opéré en 2026 un prélèvement de 20 millions d’euros sur les fonds de roulement du réseau des chambres de commerce et d’industrie. Ce prélèvement est réparti entre les différents établissements du réseau par CCI France et est reversé au budget général de l’État avant le 31 décembre 2026. »
IV. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« XIV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services. »
Exposé sommaire
Le présent amendement vise à revenir sur la réduction du plafond de la taxe pour frais de chambre de commerce et d’industrie (TCCI) prévue à l’article 36 du projet de loi de finances pour 2026, afin de maintenir le niveau actuel de financement du réseau des CCI à 525 millions d’euros.
Il s’agit de préserver la capacité des chambres de commerce et d’industrie à exercer leurs missions d’accompagnement des entreprises et de développement économique des territoires, tout en respectant la trajectoire pluriannuelle votée par le Parlement dans la loi de finances initiale pour 2024, qui prévoyait en contrepartie un prélèvement sur les fonds de roulement de 20 millions d’euros en 2026.
Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 prévoit actuellement une nouvelle réduction des ressources publiques affectées au réseau des Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI), premier réseau d’établissements publics au service des entreprises.
L’article 36 prévoit en effet une diminution du plafond de la taxe affectée au réseau des CCI (TCCI) de l’ordre de 175 millions d’euros, passant ainsi de 525 millions d’euros à 350 millions d’euros, soit une baisse de l’ordre d’un tiers (33%) du montant annuel perçu par le réseau.
Le CCI constituent un acteur central de l’accompagnement économique des entreprises françaises. Dans les territoires ruraux, elles représentent souvent le dernier relais de proximité. Les CCI interviennent tout au long du cycle de vie des entreprises : création, reprise, développement, transformation et internationalisation. Elles contribuent également au dynamisme économique des territoires et représentent une expertise précieuse pour les collectivités.
La proposition de réduction supplémentaire de leur ressource fiscale compromettrait ce rôle essentiel de service public à l’entreprise et aux territoires.
La loi de finances initiale pour 2024 avait pourtant fixé une trajectoire claire : un financement stable de 525 millions d’euros jusqu’en 2027, assorti d’un prélèvement programmé sur les fonds de roulement (40 millions en 2024, puis 20 millions par an jusqu’en 2027).
Cette stabilité et la visibilité liée sont nécessaires pour assurer la continuité des missions des CCI et la qualité de l’accompagnement des entreprises sur l’ensemble du territoire.
Une nouvelle réduction, qui plus est si importante, non concertée, mettrait en risque non seulement la capacité des CCI à remplir leurs missions, mais également l’emploi au sein du réseau et la qualité du service rendu, en particulier dans les territoires ruraux et dans les petites villes qui en constituent le relais économique.
C’est pourquoi cet amendement, travaillé avec CCI France, propose de revenir sur cette réduction supplémentaire et de maintenir la trajectoire pluriannuelle votée par le Parlement et entérinée dans la loi de finances initiale pour 2024 : 525 millions d’euros de plafond de TCCI, et, en contrepartie, un prélèvement sur les fonds de roulement des CCI de 20 millions d’euros en 2026.
Cet amendement a été travaillé avec la confédération des petites et moyennes entreprises de Guadeloupe (CPME Guadeloupe) et l’Union des entreprises de Guadeloupe.
Amendements quasi-identiques (18)
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| n° | Auteur | Groupe | Article | Sort |
|---|---|---|---|---|
| — | Marie-Christine Dalloz | DR | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Émilie Bonnivard | DR | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Michel Castellani | LIOT | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Valérie Bazin-Malgras | DR | ARTICLE 36 | Retiré |
| — | — | Dem | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Vincent Rolland | DR | ARTICLE 36 | Retiré |
| — | Stéphane Viry | LIOT | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Stéphane Buchou | EPR | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Corentin Le Fur | DR | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Max Mathiasin | LIOT | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | — | HOR | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Elie Califer | SOC | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Laurent Mazaury | LIOT | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Sylvain Maillard | EPR | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Charles Fournier | EcoS | ARTICLE 36 | Retiré |
| — | Frédéric Maillot | GDR | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Vincent Thiébaut | HOR | ARTICLE 36 | Tombé |
| — | Jacques Oberti | SOC | ARTICLE 36 | Tombé |