577 577députés 17ᵉ législature

amendement n° 111 commission Rejeté

Amendement n° 111 — APRÈS L'ARTICLE 3, insérer l'article suivant:

Auteur : Sophie Taillé-Polian — Écologiste et Social (Val-de-Marne · 11ᵉ)
Texte visé : Projet de loi portant transposition des accords nationaux...
Article : APRÈS L'ARTICLE 3, insérer l'article suivant:
Date de dépôt : 2025-06-30
Date de sort : 2025-07-03
Discussion en séance : RUANR5L17S2025IDS29601 (un scrutin public peut ne pas avoir été tenu sur cet amendement)

Dispositif

Le quatrième alinéa de l’article L. 4624‑1 du code du travail est ainsi rédigé :

« Ce suivi comporte des examens médicaux périodiques réalisés au moins tous les vingt-quatre mois par le médecin du travail. Ces examens médicaux ont pour finalité de s’assurer du maintien de l’aptitude médicale du salarié au poste de travail occupé et de l’informer sur les conséquences médicales des expositions au poste de travail et du suivi médical nécessaire. »

Exposé sommaire

Cet amendement de repli du groupe écologiste et social vise à rétablir les visites médicales périodiques bisannuelles.

Alors qu’une maladie professionnelle sur deux concerne un salarié senior (Assurance Maladie), et que 37 % des salariés estiment que leur travail n'est pas tenable jusqu’à l’âge de la retraite (Dares), refuser de rétablir une médecine du travail protectrice est antinomique avec l'ambition proclamée d’accompagner le vieillissement au travail.

Depuis le 1er janvier 2017, la loi dite El Khomri a instauré une visite d’information et de prévention à la place de la visite médicale d’embauche et des visites périodiques obligatoires pour tous. Contrairement à la visite médicale d’embauche, la« VIP » donne lieu à une simple attestation et non plus un certificat d’aptitude. Sa périodicité n’est plus systématique mais décidée en fonction « de l’état de santé et l’âge du travailleur, ainsi que les risques professionnels auxquels il est exposé ».

On observe donc un espacement du suivi individuel de la santé des travailleur·ses, or l'efficacité de la médecine du travail repose sur l’examen régulier et fréquent de chaque salarié, car elle doit surveiller les évolutions du travail, leurs effets sur la santé du salarié et ce qu’il vit au travail. Cette contre offensive est un retour en arrière pour la médecine du travail, un acquis des travailleur·ses qui est parvenu,à partir des années 1970, à s’affranchir partiellement du lourd héritage de la médecine d’entreprise de sélection des travailleurs d'avant-guerre.

Le présent amendement vise donc, à minima, à revenir sur les dispositions de la loi El Khomri en rétablissant les visites médicales périodiques, selon la périodicité qui prévalait avant 2017 (deux ans).

 


 

 

 

 

 

Amendements quasi-identiques (2)

Cet amendement appartient au cluster #8521 — d'autres amendements présentent une rédaction très proche (similarité de Jaccard ≥ 0,80). Voir tous les clusters →

AuteurGroupeArticleSort
50 Louis Boyard LFI-NFP APRÈS L'ARTICLE 3, insérer l'article suivant: Rejeté
111 Sophie Taillé-Polian EcoS APRÈS L'ARTICLE 3, insérer l'article suivant: Rejeté