Amendement n° 314 — APRÈS L'ARTICLE 28, insérer l'article suivant:
Dispositif
I. – Après l’article L. 162-4-5 du code de la sécurité sociale, il est inséré un article L. 162-4-6 ainsi rédigé :
« Art. L. 162-4-6. – En lieu et place d’un avis d’arrêt de travail, le médecin peut prescrire à l’assuré dont l’état le justifie une mesure de reprise ou de poursuite d’activité en télétravail, défini à l’article L. 1222-9 du code du travail, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État. Cette prescription s’effectue avec l’accord de l’assuré et sous réserve de l’éligibilité de son poste avec un tel mode d’organisation selon les modalités définies au sein de l’entreprise. »
II. – Le II de l’article L. 1222‑9 du code du travail est complété par un 8° ainsi rédigé :
« 8° Les modalités de recours au télétravail en cas de prescription d’une reprise ou poursuite d’activité par le médecin dans les conditions visées à l’article L. 162-4-6 du code de la sécurité sociale. »
Exposé sommaire
Les dépenses d’indemnités journalières (IJ) maladie connaissent une progression soutenue : pour le
régime général, elles sont passées d’environ 6,2 milliards d’euros en 2010 à 10,2 milliards d’euros en
2023. Au-delà de l’effort de maîtrise, il devient indispensable d’agir en amont pour prévenir les arrêts et
favoriser le maintien/reprise d’activité lorsque l’état de santé le permet.
Le présent amendement vise à autoriser les médecins à prescrire une reprise ou une poursuite de
l’activité en télétravail, en lieu et place d’un arrêt de travail total, lorsque le pronostic fonctionnel
le justifie et si le poste de l’assuré est éligible. Pour certaines pathologies (ex. lombalgies, TMS,
troubles anxiodépressifs légers à modérés), cette modalité peut constituer une alternative
proportionnée et évolutive, facilitant une reprise progressive et sécurisée.
Cette mesure poursuit un triple objectif :
1. Sanitaire : limiter la désinsertion professionnelle et préserver les bénéfices de l’activité sur la
santé ;
2. Économique : réduire les IJ lorsque l’interruption totale n’est pas médicalement nécessaire ;
3. Social : diminuer l’absentéisme et améliorer la continuité du lien au travail.
Un décret en Conseil d’État précisera les modalités (prescription, durée, réévaluation), les critères
médicaux, l’éligibilité du poste et les conditions d’accord avec l’employeur au regard de la politique de
télétravail de l’entreprise.
Cet amendement a été travaillé avec la Mutualité française.
Amendements quasi-identiques (6)
Cet amendement appartient au cluster #6153 — d'autres amendements présentent une rédaction très proche (similarité de Jaccard ≥ 0,80). Voir tous les clusters →
| n° | Auteur | Groupe | Article | Sort |
|---|---|---|---|---|
| 314 | Loïc Kervran | HOR | APRÈS L'ARTICLE 28, insérer l'article suivant: | Non soutenu |
| 757 | Stéphane Viry | LIOT | APRÈS L'ARTICLE 28, insérer l'article suivant: | Rejeté |
| 1223 | Laurent Croizier | Dem | APRÈS L'ARTICLE 28, insérer l'article suivant: | Rejeté |
| 1482 | Constance de Pélichy | LIOT | APRÈS L'ARTICLE 28, insérer l'article suivant: | Rejeté |
| 2084 | Nathalie Colin-Oesterlé | HOR | APRÈS L'ARTICLE 28, insérer l'article suivant: | Rejeté |
| 2448 | Nicolas Turquois | Dem | APRÈS L'ARTICLE 28, insérer l'article suivant: | Rejeté |