577 577députés 17ᵉ législature

amendement n° None seance Rejeté

Amendement n° None — ARTICLE 3

Auteur : Anaïs Belouassa-Cherifi — La France insoumise - Nouveau Front Populaire (Rhône · 1ᵉ)
Texte visé : Exercer l’accès à l’emploi, pérenniser et étendre progressivement...
Article : ARTICLE 3
Date de dépôt : 2025-05-23
Date de sort : 2025-05-28

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 2, après le mot :

« indéterminée »,

insérer les mots :

« , à temps choisi par le salarié, pour un volume horaire pouvant être inférieur à la durée minimale de travail du salarié à temps partiel mentionnée à l’article L. 3123‑27 et exonérant le salarié de la réalisation de la durée hebdomadaire minimale d’activité mentionnée au 3° du II de l’article L. 5411‑6, ».

Exposé sommaire

Par cet amendement, le groupe LFI-NFP réaffirme le principe fondamental du temps de travail choisi par le salarié, y compris d’une durée inférieure à 24 heures, et valant exemption des 15 heures d’activité hebdomadaire obligatoires pour les inscrits à France Travail.

Les personnes éligibles à une entrée dans le dispositif territoire zéro chômeur de longue durée (TZCLD) ont été privées d’emploi sur une longue durée : 4 ans et 7 mois en moyenne. Cela s’accompagne d’une situation de grande précarité et de pauvreté. La reprise d’un emploi peut s’avérer être difficile. Par ailleurs, cet emploi doit être adapté au salarié et aux contraintes qui s’imposent à lui : qu’il s’agisse d’obligations familiales, d’une incapacité ou d’un handicap, de maladies chroniques.

Les travailleurs précaires ne sauraient parvenir à faire entendre leur volonté face à des entreprises proposant des offres avec des durées hebdomadaires de travail trop importantes. Dès lors, une personne ne pouvant travailler à temps complet serait évincée du processus de recrutement.

Si l’objectif de TZCLD est véritablement d’œuvrer pour l’accès à l’emploi décent de chômeurs de longue durée, le principe du « temps de travail choisi » est absolument indispensable à sa réussite.

Ce temps de travail doit pouvoir être inférieur au minimum légal de 24 heures hebdomadaires applicable aux contrats à temps partiel. En outre, pour les personnes salariés travaillant pour une durée inférieure à 15 heures par semaine, elles doivent être exemptées des 15 heures (ou du complément permettant d’atteindre ce volume horaire) d’activité hebdomadaire obligatoire imposées par la bien mal nommée loi dite « Plein emploi » de 2023, qui s’est contenter de détruire le service public de l’emploi, de réprimer les privés d’emploi, de prendre pour cible les bénéficiaires des minimas sociaux.

En effet, ce volume hebdomadaire d’activité est actuellement imposé aux seuls bénéficiaires de minimas sociaux. Mais, compte tenu de la rédaction de la loi n° 2023‑1196 du 18 décembre 2023, les inscrits à France Travail pourraient se voir imposer la même exigence. Par extension, des salariés d’EBE dont la durée de travail hebdomadaire est inférieure à 15 heures pourraient être concernés.

Pour toutes ces raisons, le groupe LFI-NFP pose le principe d’un « temps de travail choisi » par le salarié, fixé au niveau qu’il souhaite, sans que France Travail ne puisse exiger d’une activité supplémentaire pour atteindre le volume hebdomadaire de 15 heures.

Amendements quasi-identiques (3)

Cet amendement appartient au cluster #1973 — d'autres amendements présentent une rédaction très proche (similarité de Jaccard ≥ 0,80). Voir tous les clusters →

AuteurGroupeArticleSort
Gabriel Amard LFI-NFP ARTICLE PREMIER Rejeté
Anaïs Belouassa-Cherifi LFI-NFP ARTICLE 3 Rejeté
70 Anaïs Belouassa-Cherifi LFI-NFP ARTICLE 3 Tombé