577 577députés 17ᵉ législature

amendement n° None seance Adopté

Amendement n° None — ARTICLE 4

Auteur : Marie-Noëlle Battistel — Socialistes et apparentés (Isère · 4ᵉ)
Texte visé : Pour une montagne vivante et souveraine
Article : ARTICLE 4
Date de dépôt : 2026-05-02
Date de sort : 2026-05-06

Dispositif

Compléter l’alinéa 2 par la phrase suivante :

« Les commissions locales de l’eau, prévues aux articles R. 212‑29 et R. 212‑30 du code de l’environnement, sont systématiquement consultées pour avis dans le cadre de l’élaboration de cette politique. »

Exposé sommaire

Cet amendement vise à renforcer la cohérence, la légitimité et l’efficacité des politiques publiques relatives à l’usage partagé et au stockage de la ressource en eau dans les territoires de montagne, en prévoyant l’association systématique des commissions locales de l’eau (CLE) dans le cadre de l'élaboration de ces politiques publiques.

Instituées par le code de l’environnement, les commissions locales de l’eau constituent des instances de gouvernance territoriale reconnues réunissant l’ensemble des acteurs concernés : collectivités territoriales, usagers, représentants de l’État, ainsi que des acteurs économiques et associatifs impliqués dans la gestion de l’eau.

Elles assurent l’élaboration et le suivi des schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE), outils stratégiques essentiels à une gestion équilibrée et durable de la ressource en eau à l’échelle des bassins versants.

Dans un contexte de changement climatique, marqué par une intensification des épisodes de sécheresse et une pression croissante sur les ressources hydriques, notamment en Montagne, la définition de politiques d’usage partagé et de stockage de l’eau revêt une importance cruciale. Ces politiques nécessitent une approche territorialisée, concertée et fondée sur une connaissance fine des enjeux locaux, atouts dont disposent les CLE, qui maîtrisent précisément cette expertise et cette capacité de concertation.

Leur implication permet d’assurer une meilleure prise en compte des spécificités hydrologiques, environnementales, économiques et sociales de chaque territoire. Elle favorise également l’acceptabilité des décisions par les acteurs locaux, en garantissant un processus transparent et participatif.

En rendant obligatoire l’association des Commissions Locales de l’Eau à l’élaboration de ces politiques, le présent amendement vise à renforcer la gouvernance locale de l’eau et à améliorer la pertinence et l’efficacité des décisions prises, tout en prévenant les conflits d’usage par le dialogue entre les parties prenantes.

Cet amendement s’inscrit pleinement dans les objectifs de gestion intégrée de l’eau promus par le droit de l’environnement et en cohérence avec les objectifs poursuivis par le présent texte.