Amendement n° 322 — APRÈS L'ARTICLE 14, insérer l'article suivant:
Dispositif
Les obligations prévues à l’article 14 et au troisième alinéa de l’article 16 ne sont applicables aux collectivités territoriales, à l’exception des régions et des collectivités exerçant les compétences dévolues aux régions, ainsi qu’à leurs groupements et à leurs établissements publics administratifs, qu’à l’expiration d’un délai de trois ans à compter de la publication du décret en Conseil d’État mentionné au sixième alinéa du même article 14.
Exposé sommaire
Le projet de loi ne fixe aucun délai de mise en conformité. Le Gouvernement et l’ANSSI ont indiqué devant les commissions spéciales des deux assemblées que les entités disposeraient de trois ans pour se conformer à leurs obligations, mais cet engagement n’a aucune traduction juridique. De plus, ce 1er octobre 2026 le directeur général de l'ANSSI a indiqué lors de son audition que la conformité complète serait demandée d'ici la fin 2028.
Pour les collectivités territoriales, rien ne s’oppose à ce que ce délai figure dans la loi. Leur inclusion dans le champ de la directive (UE) 2022/2555 résulte en effet, pour les départements, les communes et leurs groupements, d’un choix national : la directive ne l’impose pas pour les administrations publiques de niveau local (paragraphe 5 de son article 2). Le législateur est donc libre d’en fixer le calendrier.
Le présent amendement inscrit dans la loi le délai de trois ans annoncé, à compter de la publication du décret qui fixe les objectifs de sécurité et le référentiel. Les collectivités exerçant les compétences régionales, dont l’inclusion découle de la directive, ne sont pas concernées. L’obligation de notifier les incidents, prévue à l’article 17, s’applique sans délai.