Amendement n° 3092 — ARTICLE 25
Dispositif
Compléter l’alinéa 3 par les mots :
« , y compris, à la demande du mineur, de l’un de ses représentants légaux ou de la personne ou du service auquel il est confié, et indépendamment de tout dépôt de plainte, le recueil et la conservation des éléments de preuve des violences subies, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État ».
Exposé sommaire
Les violences faites aux enfants, en particulier les violences sexuelles et l’inceste, sont le plus souvent révélées tardivement, parfois des années après les faits. Au moment où l’enfant est accueilli en UAPED, ni lui ni le parent protecteur ne sont toujours prêts à déposer plainte. Les constatations médico-légales qui ne sont pas réalisées et conservées à ce moment sont perdues.
Le recueil de preuves sans plainte est déjà proposé aux victimes majeures de violences conjugales et sexuelles dans un nombre croissant d’établissements de santé. Cet amendement du Groupe Ecologiste et Social l’étend aux UAPED, qui disposent déjà d’une compétence médico-légale. Il permet de recueillir et de conserver ces éléments à la demande du mineur ou d’un adulte qui le protège, pour qu’une plainte puisse être déposée plus tard dans de bonnes conditions.