577députés 17ᵉ législature

amendement n° 1628 seance Adopté Source officielle ↗

Amendement n° 1628 — ARTICLE 14

Auteur : Hadrien Clouet — La France insoumise - Nouveau Front Populaire (Haute-Garonne · 1ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Article : ARTICLE 14
Date de dépôt : 2026-10-16
Date de sort : 2026-10-23
Discussion en séance : RUANR5L17S2027IDS30959 (un scrutin public peut ne pas avoir été tenu sur cet amendement)

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

Cet amendement d'appel groupe parlementaire La France insoumise vise à supprimer cet article organisant les transferts financiers entre l’État et la Sécurité sociale.

D'abord parce qu'une large part du volume des transferts dont il est question relève de la compensation par l'Etat à la Sécurité sociale des allègements généraux de cotisations sociales. Ces cadeaux aux entreprises coûtent 58 milliards d'euros aux régimes obligatoires de Sécurité sociale.

Il est donc urgent de sortir de ces exonérations de cotisations sociales et non simplement d'en prévoir la compensation. Cette compensation est injuste puisqu'elle se fait à partir de la TVA, un impôt qui frappe durement les classes populaires et moyennes.

Ensuite parce que les transferts dont il est question découlent de mesures injustes, qui doivent être censurées avec le Gouvernement :
- la fiscalisation des indemnités journalières des malades chroniques (ALD) pour 449 millions d'euros
- la fiscalisation des indemnités journalières des accidentés et malades du travail (AT-MP) pour 514 millions d'euros
- la ponction de l'Etat sur la Caisse nationale des industries électriques et gazières pour un montant de 2,5 milliards d'euros, qui va par ailleurs accroître la financiarisation de la trésorerie de la Sécurité sociale en privant l'ACOSS des dépôts de la CNIEG.

Pour toutes ces raisons, le groupe parlementaire la France insoumise propose la suppression de cet article qui organise des transferts financiers sur le fondement de mesures injustes, qui vont frapper les malades et les accidentés du travail.