577députés 17ᵉ législature

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Amendement n° 1519 — APRÈS L'ARTICLE 22, insérer l'article suivant:

Auteur : Élise Leboucher — La France insoumise - Nouveau Front Populaire (Sarthe · 4ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Article : APRÈS L'ARTICLE 22, insérer l'article suivant:
Date de dépôt : 2026-10-16
Date de sort : —

Dispositif

Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport portant sur l’application de l’article 56 de la loi n° 2025‑1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026.

Ce rapport évalue l’adéquation entre le dispositif « mon soutien psy » et les besoins des victimes de violences sexistes et sexuelles, et évalue les conditions d’une meilleure prise en charge des thérapies cognitives comportementales et l’intégration neuro-émotionnelles par les mouvements oculaires pour les victimes de violences sexuelles.

Exposé sommaire

Par cet amendement, les parlementaires de la France Insoumise demandent un rapport sur l’adéquation entre le dispositif Mon Soutien Psy et les besoins des victimes de violences sexistes sexuelles et l’évaluation des conditions d’une meilleure prise en charge des thérapies cognitives comportementales et l’intégration neuro-émotionnelles par les mouvements oculaires (EMDR) pour les victimes de violences sexuelles.

La mission d’information sur le coût des violences sexistes et sexuelles pour les victimes publiée en septembre 2026, dont la députée insoumise Elise Leboucher était co-rapporteure, a démontré l’urgence d’une meilleure prise en charge des victimes de VSS. Les victimes dépensent en moyenne 21 000 euros sur 8 ans pour se reconstruire après des violences sexuelles, un coût notamment lié à l’absence de prise en charge des thérapies spécialisées sur le traumatisme comme les TCC ou l’EMDR, dont la séance coûte en moyenne 90 euros.

D’autre part, la mission a montré que le dispositif « Mon Soutien Psy », prévu pour prendre en charge les souffrances d’intensité « légère à modérée » n’était pas adapté à la prise en charge du psychotraumatisme complexe dont souffrent les victimes de VSS. Pourtant, partout sur le territoire, des structures telles que les Maisons des Femmes ou les associations d’accompagnement des victimes qui disposaient de psychologues formés au psychotraumatisme et aux VSS, voient les lignes de financement pour les soins psychologiques diminuer. Elles sont progressivement remplacées par le dispositif Mon Soutien Psy. Les victimes de VSS se voient alors sans solution et contraintes, pour celles qui le peuvent, de payer de leur poche des professionnels libéraux afin d’accéder à des soins de qualité.

Dès lors que l’efficacité des thérapies spécialisées a été scientifiquement démontrée, il apparaît urgent d’évaluer au travers d’un rapport les conditions d’une meilleure prise en charge de ces thérapies, en sortant progressivement du dispositif Mon Soutien Psy pour aller vers un dispositif réellement adapté aux besoins.