577députés 17ᵉ législature

amendement n° 240 seance Non soutenu Source officielle ↗

Amendement n° 240 — APRÈS L'ARTICLE 8, insérer l'article suivant:

Auteur : Philippe Fait — Horizons & Indépendants (Pas-de-Calais · 4ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027
Article : APRÈS L'ARTICLE 8, insérer l'article suivant:
Date de dépôt : 2026-10-13
Date de sort : 2026-10-22
Discussion en séance : RUANR5L17S2027IDS30958 (un scrutin public peut ne pas avoir été tenu sur cet amendement)

Dispositif

I. – À la fin du deuxième alinéa de l’article L. 313‑19 du code des impositions sur les biens et services, le taux : « 1,75 % » est remplacé par le taux : « 1 % ».

II. – Le I s’applique aux révisions tarifaires intervenant à compter du 1er janvier 2027.

III. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale résultant des I et II est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Exposé sommaire

Le présent amendement vise à renforcer la stabilité fiscale des filières françaises de production de boissons alcooliques en abaissant de 1,75 % à 1 % le plafond annuel de revalorisation des droits d'accise.

Les entreprises concernées, notamment les brasseries artisanales et indépendantes, font face à une augmentation de leurs charges d'exploitation et à des difficultés croissantes de prévisibilité économique.

Le cadre fiscal applicable aux boissons alcooliques prévoit une indexation annuelle des tarifs de l'accise sur l'inflation, plafonnée à 1,75 %.

Si ce mécanisme permet une adaptation régulière des tarifs, il constitue également un facteur d'augmentation des charges fiscales dans un contexte économique marqué par la hausse des coûts de production.

Le présent amendement propose de conserver le principe de cette indexation, tout en abaissant son plafond annuel à 1 %.

Cette évolution permettrait de limiter l'amplitude des revalorisations, d'améliorer la prévisibilité du cadre fiscal et de soutenir la capacité d'investissement des entreprises.

Elle bénéficierait à l'ensemble des filières concernées par l'article L. 313-19 du code des impositions sur les biens et services, dans une logique de stabilité et de lisibilité fiscales.