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Amendement (sans numéro) — ARTICLE 58

Auteur : Jean-Victor Castor — Gauche Démocrate et Républicaine (Guyane · 1ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de finances pour 2027
Article : ARTICLE 58
Date de dépôt : 2026-11-03
Date de sort : —

Dispositif

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Exposé sommaire

Le présent amendement majore de 6 millions d'euros les crédits de l'action 03 « Continuité territoriale » du programme 123, afin que l'État prenne enfin sa part du financement des liaisons aériennes intérieures de la Guyane.
Maripasoula, Grand-Santi, Saül, Papaïchton, Camopi : ces communes ne sont reliées au littoral par aucune route. Pour leurs habitants, l'avion est le seul moyen d'aller à l'hôpital, de passer un examen, de faire une démarche, de rentrer chez soi quand on étudie à Cayenne. L'autre option, c'est plus d'une journée de pirogue, très difficile en période d'étiage.


Comme l'a montré le rapport pour avis sur les transports aériens présenté à l'Assemblée pour le projet de loi de finances pour 2026, l'aérodrome de Maripasoula n'a ni éclairage nocturne, ni station météorologique, ni réserve de carburant. Dans le meilleur des cas, avec trois rotations par jour, 51 personnes seulement peuvent entrer dans la commune et 51 en sortir. Les habitants attendent parfois toute la journée à l'aéroport en espérant une place.


Le dispositif de tarif résident sur ces lignes coûte 10 millions d'euros par an : 8,5 millions à la charge de la Collectivité territoriale de Guyane, 1,5 million seulement à la charge de l'État. Et même avec ce tarif, les billets restent trop chers pour les familles.
Pourtant, l'État sait financer ce type de desserte quand il le veut : sur cette même action, il finance la desserte aérienne entre Wallis et Futuna et la desserte maritime de Saint-Pierre-et-Miquelon. Pour la Corse, il consacre près de 90 millions d'euros par an à la seule continuité aérienne. Le présent amendement demande que la Guyane ne soit plus traitée à part.