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amendement seance En traitement

Amendement (sans numéro) — ARTICLE 58

Auteur : Marie Mesmeur — La France insoumise - Nouveau Front Populaire (Ille-et-Vilaine · 1ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de finances pour 2027
Article : ARTICLE 58
Date de dépôt : 2026-11-02
Date de sort : —

Dispositif

Dispositif non disponible dans la source.

Exposé sommaire

Par cet amendement, nous proposons de renforcer les services de santé étudiants et d’augmenter drastiquement le nombre de psychologues au sein des universités pour assurer un accès gratuit aux soins.

En matière de santé mentale, les jeunes sont une des populations les plus à risque, leur taux d’idée suicidaire est deux à quatre fois plus élevé que pour le reste de la population. Les statistiques sont préoccupantes : 69 % des étudiants se déclarent souvent ou constamment stressés, 55 % nerveux, 64 % épuisés, et 44 % se sentent souvent seuls. Cette situation a un coût humain, les troubles psychiques sont un facteur de décrochage scolaire, mais aussi économique : en 2018 le cout des troubles psychiques en France a été évalué à 109 milliards d’euros.

En 2021, le Gouvernement a introduit un dispositif de Soutien Psy permettant aux étudiant.es d’accéder gratuitement à 8 à 12 consultations psychologiques. Cependant, le nombre de psychologues n’a pas été suffisant pour répondre aux besoins. Par ailleurs, le dispositif exclut les personnes ayant subi des violences sexuelles pendant l’enfance lorsque ces violences ont eu des conséquences psychotraumatiques entraînant des troubles dépressifs sévères. Quant aux services de santé universitaires, ils sont complètement saturés : on compte en moyenne 1 psychologue pour 30 000 étudiants, bien en dessous des recommandations internationales qui préconisent 1 psychologue pour 1000 à 1500 étudiants. Le taux de la France est ainsi 20 fois inférieur aux recommandations internationales et 12 fois inférieur à celui de l’Irlande.

D’autres pays ont investi pour la santé des étudiants : l’Ecosse a ainsi engagé 20 millions de livres en 2019, pour recruter 80 psychologues dans les quatre prochaines années.

Cet amendement vise donc à engager un plan massif de recrutement de psychologues universitaires, pour atteindre le ratio d’un psychologue pour 1500 étudiants. Sur la base d’un besoin de recrutement de 1 000 psychologues, avec un coût de 50 000 euros par psychologue, cela suppose d’investir 50 millions d’euros.

Pour respecter les règles de recevabilité financière, cet amendement procède au mouvement de crédits suivant :

– Prélève à hauteur de 50 000 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement à l’action 04 « « Etablissements d’enseignement privés » » du programme 150 ;

– Abonde à hauteur de 50 000 000 euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement à l’action 03 « « Santé des étudiants et activités associatives, culturelles et sportives » » du programme 231. Nous appelons le Gouvernement à lever le gage.