577députés 17ᵉ législature

amendement seance Tombé

Amendement (sans numéro) — ARTICLE 35

Auteur : Philippe Gosselin — Droite Républicaine (Manche · 1ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de finances pour 2027
Article : ARTICLE 35
Date de dépôt : 2026-10-09
Date de sort : 2026-10-19
Discussion en séance : RUANR5L17S2027IDS30950 (un scrutin public peut ne pas avoir été tenu sur cet amendement)

Dispositif

À l’alinéa 3, après la première occurrence du mot : 

« et »,

insérer les mots : 

« à la rénovation des bâtiments scolaires ainsi que »

 

Exposé sommaire

Cet article prévoit de réserver le taux de 16,404 % du FCTVA aux seules dépenses liées à la transition écologique et à l'aménagement du territoire s’agissant uniquement de la voirie, et d'appliquer aux autres investissements un taux minoré de 11,404 %.

 

Le présent amendement vise à intégrer à la liste des dépenses éligibles au taux plein celles liées à la rénovation des bâtiments scolaires.

 

Le patrimoine scolaire constitue l'un des tout premiers postes d'investissement des collectivités : écoles pour les Communes, collèges pour les Départements, lycées pour les Régions. Or, en l'état du texte, seule la part de ces travaux qualifiable de « verte » bénéficierait du taux plein.

 

La mise en sécurité des bâtiments, la mise en accessibilité, le désamiantage, la réfection des toitures et des sanitaires ou encore la mise aux normes des locaux relèveraient du taux minoré.

 

Cette distinction est d'autant moins justifiée que la rénovation du bâti scolaire relève pleinement de la transition écologique, au titre de l'adaptation au changement climatique. La canicule de juin dernier, qui a conduit à la fermeture de 845 écoles et collèges en juin 2026, a révélé l'inadaptation d'un parc largement ancien à des épisodes de chaleur appelés à se multiplier.

 

L'état du bâti scolaire n'est pas une préoccupation secondaire. Les dégradations subies par de nombreux établissements, ces derniers jours, imposeront aux collectivités des travaux de remise en état qui, en l'absence du présent amendement, ne seraient compensés qu'au taux minoré.

 

Pénaliser l'investissement dans les écoles, les collèges et les lycées est incompréhensible. Le taux bonifié du FCTVA doit donc s'appliquer à la rénovation des bâtiments scolaires, au même titre que les dépenses que le Gouvernement a lui-même jugées prioritaires.