Amendement n° None — AVANT L'ARTICLE 49
Dispositif
Modifier ainsi les autorisations d’engagement et les crédits de paiement :
Programmes | + | - |
Compétitivité et durabilité de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt |
| 50 000 000 |
Sécurité et qualité sanitaires de l’alimentation dont titre 2 | 50 000 000 |
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Conduite et pilotage des politiques de l’agriculture dont titre 2 |
|
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Allègements du coût du travail en agriculture(TODE-AG) |
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TOTAUX | 50 000 000 | 50 000 000 |
SOLDE | 0 | |
Exposé sommaire
Cet amendement vise à intégrer au programme 206 une mesure de soutien aux collectivités
pour la mise en œuvre des dispositions de la loi EGalim du 30 octobre 2018 en matière de
restauration collective publique.
Dans son article 24 complété par la loi Climat et résilience de 2021, la loi EGalim a introduit
un seuil de 50 % de produits durables et de qualité, dont au moins 20 % issus de l’agriculture
biologique, à proposer en restauration collective publique à compter de 2022.
3Ces objectifs peinent cependant à être mis en œuvre : près de deux ans après leur entrée en
vigueur, seulement 18 % des communes françaises les respectaient d’après l’enquête 2024
de l’Association des Maires de France sur la restauration scolaire. Les difficultés pour
l’approvisionnement en produits de qualités et durables ont largement augmenté entre
2020 et 2023 : elles sont principalement liées au coût ainsi qu’à l’insuffisance de diversité ou
de quantité dans l’offre de produits durables et biologiques.
S’il est essentiel d’accompagner la structuration des filières agricoles en amont pour garantir
leurs capacités d’approvisionnement de la restauration collective, il est tout autant nécessaire
de soutenir en miroir la politique de la demande des collectivités. La restauration collective
représente un débouché significatif pour les producteurs et productrices agricoles : elle est
un levier non négligeable pour développer les filières durables et locales qui fournissent in
fine des aliments sains, durables et locaux aux petits convives de restauration collective.
Pour mobiliser efficacement ce levier, les collectivités ont besoin d’accompagnement et de
moyens adéquats. Le présent amendement propose de rétablir une mesure du Plan de
relance : « Développer une alimentation saine, sûre, durable, de qualité et locale dans les
cantines scolaires des petites communes », dont l’objectif est de « soutenir leurs
investissements d’équipement et de formation visant à proposer des repas composés de
produits de qualité, frais, respectueux de l’environnement et locaux ». Son élargissement aux
plus grandes villes, aux départements et aux régions doit permettre d’engager des
dynamiques et d’améliorer à grande échelle la qualité des repas servis aux élèves.
Afin de garantir la recevabilité financière de cet amendement, il est proposé d’abonder de 50
millions d’euros l’action 8 « Politique de l’alimentation pour la souveraineté alimentaire » du
programme 206 « Sécurité et qualité sanitaires de l’alimentaire » par un prélèvement à due
concurrence sur les crédits de l’action 27 « Moyens de mise en œuvre des politiques
publiques et gestion des interventions » du programme 149 « Compétitivité et durabilité de
l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt ». Ce transfert de crédit est proposé pour
respecter les règles imposées par l’article 40 ; nous demandons au Gouvernement de lever
le gage.
Cet amendement a été travaillé avec l’association AgriParis Seine.