577 577députés 17ᵉ législature

amendement seance Retiré

Amendement (sans numéro) — ARTICLE 22

Auteur : Aurélie Trouvé — La France insoumise - Nouveau Front Populaire
Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026
Article : ARTICLE 22
Date de dépôt : 2025-11-19
Date de sort :
Sous-amendement de : n° AMANR5L17PO838901B1906P1D1N003126

Dispositif

I. – À l’alinéa 2, substituer aux mots : 

« des consommateurs »

les mots : 

« un consommateur final ou des consommateurs finaux ».

II. – En conséquence, à l’alinéa 3, substituer aux mots : 

« une plateforme numérique »

les mots : 

« une ou des places de marché de très grandes plateformes (VLOP), telles que définies par le règlement 2022/2065 du 19 octobre 2022 du Parlement européen et du Conseil du 19 octobre 2022 relatif à un marché unique des services numériques, ».

III. – En conséquence, à l’alinéa 4, substituer aux mots : 

« la France »

 les mots : 

« l’Espace économique européen à des fin d’acheminement vers un ou plusieurs consommateurs finaux établis en France ».

IV. – En conséquence, au même alinéa 4, substituer au montant : 

« 25 euros » 

le montant :

« 150 euros ».

V. – En conséquence, à l’alinéa 5, substituer aux mots :

« la France »

 les mots : 

« l’Espace économique européen à des fin d’acheminement vers un ou plusieurs consommateurs finaux établis en France ».

Exposé sommaire

Par ce sous-amendement, le groupe LFI s’inscrit dans la volonté du rapporteur de :

-          Mettre en place une taxe véritablement désincitative et non venant renforcer le coût de la consommation populaire pour compenser les baisses d’impôts sur les plus riches de ces dernières années.

-          Faire peser cette taxe sur les plateformes et non sur nos services de douanes.

 

A cette fin nous proposons donc les modifications suivantes :

-          Préciser que la taxe vise les consommateurs finaux et non les importations de biens intermédiaires, nécessaires à l’activité économique de certaines personnes.

-          Préciser les plateformes visées par la taxe afin de toucher uniquement les grandes plateformes et exclure d'autres importations non problématiques qui risquent d'être incluses à tort.

-          Comptabiliser les biens à destination de de la France et de l’espace économique européen pour ensuite être acheminés en France, afin d’éviter tout contournement de la taxe par transit artificiel.

-          Relever la taxe à 150€ afin d’assurer son caractère absolument dissuasif.