Amendement (sans numéro) — ARTICLE 58
Dispositif
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Exposé sommaire
Le présent amendement renforce de 15 millions d’euros les crédits de protection de l’enfance : 10 M€ pour la contractualisation entre l’État et les départements, et 5 M€ pour prévenir les sorties sèches des jeunes majeurs de l’aide sociale à l’enfance.
L’aide sociale à l’enfance relève des départements, mais l’État dispose d’un levier : les contrats de prévention et de protection de l’enfance, dotés de 129,7 M€, qui cofinancent la prévention, l’accueil à dimension familiale et la scolarité des enfants confiés. Alors que les crédits de protection de l’enfance reculent de 1,5 % en 2027 et que de nombreux départements sont en difficulté, ces moyens permettront d’éviter la dégradation des situations.
À 18 ans, trop de jeunes confiés à l’aide sociale à l’enfance se retrouvent sans logement, sans formation et sans ressources : près d’un quart des personnes sans domicile nées en France sont d’anciens enfants placés. Les 49,9 M€ consacrés en 2027 à leur accompagnement ne suffisent pas à garantir à chacun un accompagnement jusqu’à son autonomie.
Pour assurer la recevabilité financière, le présent amendement majore de 15 M€ les autorisations d’engagement et les crédits de paiement du programme 304 « Inclusion sociale et protection des personnes » (action 17 « Protection et accompagnement des enfants, des jeunes et des familles vulnérables ») et minore à due concurrence ceux du programme 157 « Handicap et dépendance ». Cette minoration est purement formelle : le groupe Les Démocrates ne souhaite en aucun cas réduire les moyens consacrés aux personnes handicapées et demande au Gouvernement de lever le gage.