Amendement (sans numéro) — ARTICLE 58
Dispositif
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Exposé sommaire
Cet amendement finance la rénovation des casernes de gendarmerie vétustes de Nouvelle-Calédonie et la construction en propre, par l’État, des casernes des nouvelles brigades.
Le parc de la gendarmerie calédonienne vieillit mal. Dès 2022, les casernes de Houaïlou et de Kouaoua étaient décrites comme insalubres, dans des communes où les gendarmes sont exposés à des violences parmi les plus fortes du territoire. On ne fidélise pas un gendarme et sa famille dans un logement indigne.
Pour les nouvelles brigades, l’État a fait le choix national de la location : aucun crédit d’investissement, des opérations portées par les collectivités ou les bailleurs sociaux. Ce modèle suppose des communes capables de construire. En Nouvelle-Calédonie, après les émeutes de 2024, elles ne le sont plus. L’État sait pourtant investir sur le territoire : il programme en 2026 l’acquisition d’une caserne à Bourail, et finance partout outre-mer la mise à niveau des cantonnements des gendarmes mobiles de passage. Ce qu’il fait pour loger les renforts tournants, il doit le faire pour les gendarmes affectés durablement.
L’amendement majore de 8 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement l’action 04 « Commandement, ressources humaines et logistique » du programme 152 « Gendarmerie nationale », au titre de la rénovation des casernes et de la construction domaniale de casernes en Nouvelle-Calédonie, et minore à due concurrence l’action 06 « Commandement, ressources humaines et logistique » du programme 176 « Police nationale ». Les auteurs ne souhaitent pas réduire les crédits du programme minoré, cette minoration n’étant opérée que pour satisfaire aux règles de recevabilité financière : ils appellent le Gouvernement à lever le gage.