Amendement (sans numéro) — ARTICLE 58
Dispositif
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Exposé sommaire
La Polynésie française, située au cœur de l’océan Pacifique, se trouve sur une route maritime stratégique reliant le continent américain à l’Australie. Cette position géographique en fait une zone de transit pour les trafics internationaux de stupéfiants. Si certaines cargaisons sont interceptées par les forces de l’ordre, d’autres échappent aux contrôles et peuvent alimenter les réseaux de distribution locaux, contribuant ainsi à la diffusion de substances particulièrement addictives sur le territoire polynésien.
Face à cette situation, les services de lutte contre les addictions, les services de police et les forces de l’ordre soulignent la nécessité de disposer d’un laboratoire d’analyse des stupéfiants directement implanté en Polynésie française, à Papeete.
En effet, la composition chimique des drogues varie selon leur provenance, leurs procédés de fabrication et les substances utilisées. Leur analyse permettrait ainsi de mieux identifier les produits interceptés, de retracer leur origine et de déterminer leur composition et leurs effets. Ces informations constitueraient un outil précieux, tant pour les services chargés de lutter contre les trafics que pour les professionnels de santé assurant la prise en charge des consommateurs.
Si la France dispose déjà de capacités d’analyse spécialisées, notamment au sein de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), l’éloignement géographique de la Polynésie française et les contraintes réglementaires liées au transit de stupéfiants par les États-Unis compliquent considérablement l’acheminement des échantillons vers l’Hexagone.
Le présent amendement vise à doter la Polynésie française des équipements nécessaires à l’analyse des produits stupéfiants interceptés sur son territoire. À défaut de disposer d’un laboratoire dédié, l’acquisition de matériels adaptés permettrait de faire intervenir ponctuellement des personnels qualifiés afin de procéder à des analyses régulières des substances saisies, sans engager les dépenses importantes qu’impliquerait la création d’une nouvelle structure.
Cet amendement prévoit ainsi les crédits nécessaires à l’acquisition de ces équipements, afin de renforcer les capacités locales de lutte contre le trafic de stupéfiants, de mieux identifier la composition et la provenance des substances interceptées et d’améliorer la connaissance des drogues circulant sur le territoire polynésien.
Les mouvements de crédits suivant sont proposés :
– Retire 500 000 euros en CP et AE au programme 176 « Police nationale »
– Abonde de 500 000 euros en CP et AE le programme 152 « Gendarmerie nationale »