Amendement (sans numéro) — ARTICLE 58
Dispositif
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Exposé sommaire
Le mérite constitue l'un des piliers fondamentaux de l'édifice républicain et de notre idéal. La Nation repose sur la promesse essentielle de permettre à chaque citoyen de s'élever par son travail, ses efforts et ses capacités, indépendamment de son origine sociale ou de la situation financière de sa famille. Cette promesse d'ascension sociale doit demeurer au cœur de notre système d’enseignement supérieur.
Aucun étudiant ayant démontré son sérieux, ses aptitudes et sa détermination ne devrait être contraint de renoncer à intégrer une grande école ou à poursuivre un cursus universitaire faute de moyens. C'est précisément parce que les talents sont présents dans toutes les catégories sociales que la Nation doit donner à chacun les moyens de les exprimer.
Les bourses au mérite répondent pleinement à cette exigence. Elles permettent non seulement de soutenir financièrement les étudiants méritants mais également de reconnaître la valeur du travail accompli. Les efforts, la persévérance et l'excellence doivent être encouragés et récompensés. Dans une société où l'ascenseur social apparaît trop souvent en panne, il est indispensable de réaffirmer que la réussite individuelle ne doit dépendre du mérite.
Cette ambition doit également s'accompagner d'une culture de l'exigence dans l'enseignement supérieur. L'attribution des bourses doit aller de pair avec des obligations de sérieux, d'assiduité, de bonne conduite et d’exemplarité. Ces principes, qui devraient constituer le socle de tout parcours universitaire, doivent être réaffirmés et pleinement appliqués.
Aussi, la solidarité nationale ne peut être dissociée de la responsabilité individuelle. La priorité nationale seule peut pleinement accompagner nos étudiants dans leurs efforts et leur donner les moyens de réussir dans notre système universitaire. Il est naturel que l'effort de solidarité financé par les contribuables français bénéficie prioritairement aux étudiants français, notamment à ceux issus des familles les plus modestes.
L’amendement prévoit ainsi d’abonder les crédits en autorisations d’engagements et en crédits de paiement d’un montant de 12 000 000 euros pour l’action n°1 : « Aides directes » du programme n°231 : « Vie étudiante », et de minorer du même montant les crédits, en autorisations d’engagements et en crédits de paiement, pour l’action n°190 « Recherche dans les domaines de l'énergie, du développement et de la mobilité durables » pour la sous action n°17-02 « Soutien aux nouvelles technologies de l'énergie (IFPEN) ».