Amendement (sans numéro) — ARTICLE 49
Dispositif
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Exposé sommaire
Cet amendement vise à augmenter de 25 millions d’euros les contributions de la France aux organisations internationales auxquelles elle appartient.
Il est nécessaire de renforcer nos contributions volontaires, dans la mesure où ces participations financières sont particulièrement stratégiques dans un contexte de compétition d’influence entre États, comme l’avait souligné le rapport d’information fait au nom de la commission des finances du Sénat sur les contributions de la France au financement des organisations internationales.
Le recul de la part de la France dans le PIB mondial, sur laquelle sont souvent indexées les contributions obligatoires, accentue cette perte d’influence. Dans ce cadre, la contribution obligatoire française à l’ONU baisse de nouveau cette année.
Ces participations financières permettent de renforcer l’action de la France dans les domaines du maintien de la paix et de la sécurité internationale, ainsi que de conforter la présence et l’influence de notre pays dans les organisations internationales. Cela est d’autant plus important dans un contexte de désengagement américain du multilatéralisme et de montée en puissance d’autres acteurs au sein de ces institutions.
La France n’est plus que le huitième contributeur mondial au système onusien, alors qu’elle occupait la cinquième position en 2015. Il en va de l’influence de la France dans ces organisations, ainsi que de sa crédibilité comme soutien et promotrice du multilatéralisme.
Cet abondement permettrait notamment d’augmenter les contributions à l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à l’Organisation internationale du travail (OIT) ou encore à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui subissent de fortes baisses dans le PLF 2026.
Cet amendement propose donc d’abonder de 25 millions d’euros (en AE et en CP) l’action 04 « Contributions internationales » du programme 105 « Action de la France en Europe et dans le monde », en provenance de l’action 10 « Opérateurs » du programme 185 « Diplomatie culturelle et d’influence ».
Réduire les moyens de ce dernier programme n’est pas notre intention ; nous appelons donc le Gouvernement à rétablir les crédits.