577députés 17ᵉ législature

amendement seance Rejeté

Amendement (sans numéro) — ARTICLE 58

Auteur : Sandrine Runel — Socialistes et apparentés (Rhône · 4ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de finances pour 2027
Article : ARTICLE 58
Date de dépôt : 2026-10-19
Date de sort : 2026-11-03

Dispositif

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Exposé sommaire

Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à renforcer de 109,3 millions d’euros les crédits destinés à l’accompagnement des régions dans le cadre de la création et de la pérennisation des places de formation au sein des instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), conformément au « protocole IFSI » signé le 14 mars 2022 entre le Premier ministre et la présidente des Régions de France.

L’amendement a pour objectif de sécuriser le financement de cette politique à hauteur de 215 millions d’euros pour l’exercice 2027, soit le maintien du niveau de crédits prévus par la loi de finances pour 2026. 

La diminution des crédits envisagée par le projet de loi de finances pour 2027 fait peser un risque sur le maintien des places de formation et sur la pérennité de certains IFSI, notamment en Bretagne et dans le Grand Est, faute de financements suffisamment sécurisés. Dans un contexte de tensions de recrutement dans les secteurs sanitaire, social et médico-social, une réduction des capacités de formation au sein des IFSI apparaît en décalage avec les besoins de professionnels dans les années à venir, notamment en raison du vieillissement de la population et du renouvellement des générations de professionnels.

La baisse éventuelle des inscriptions en IFSI ne doit pas conduire à réduire a priori les capacités de formation mais au contraire à maintenir leur nombre actuel afin de garantir aux instituts une visibilité suffisante, notamment sur la plateforme Parcoursup. Cet objectif doit s’inscrire dans une politique globale d’attractivité des métiers du soin.

Le présent amendement propose ainsi de maintenir les crédits à leur niveau de 2026.

Pour des raisons de recevabilité financière au titre de l’article 40 de la Constitution, il est proposé de majorer de 109,3 millions d’euros les autorisations d’engagement et les crédits de paiement de l’action n° 19 « Modernisation de l’offre de soins » du programme 204 « Prévention, sécurité sanitaire et offre de soins », et de minorer à due concurrence les autorisations d’engagement et les crédits de paiement de l’action n° 02 « Aide médicale d’État » du programme 183 « Protection maladie ».

Cette diminution n’est pas souhaitée en tant que telle. 

Il est donc demandé au Gouvernement de lever le gage.

Cet amendement a été travaillé avec la Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés solidaires (FEHAP).