Mobilisation lycéenne
Auteur :
Sébastien Chenu
— Rassemblement National
(Nord · 19ᵉ circ.)
Ministère interrogé : Ministère de l’éducation nationale
Ministère attributaire : Ministère de l’éducation nationale
Rubrique : enseignement
Date de la question : —
Date de la réponse : 2026-10-07
Texte de la question
Texte de la question non publié dans la source.
Réponse ministérielle
Mme la présidente. La parole est à M. Sébastien Chenu.
M. Sébastien Chenu (RN). Monsieur le premier ministre, qu'avez-vous fait de la France ? En 2023, Marine Le Pen posait cette question à votre prédécesseur ; elle est toujours d'une cruelle actualité. Une semaine après la visite du pape – on a vu alors une France bienveillante –, changement d'ambiance ! Qu'avez-vous fait de la France ? Ce mardi, une jeunesse en perte de repères (M. Benjamin Lucas-Lundy s'exclame)…
M. Erwan Balanant. Les jeunes de 18 ans qui font des tweets antisémites, c'est vrai que c'est un problème !
M. Sébastien Chenu. …s'interroge sur son avenir et nous interpelle. Parcoursup, absence de professeurs, revalorisation du métier de professeur, classes surchargées : nous entendons ce qu'elle nous dit.
Ce mardi, votre gouvernement, qui n'a rien anticipé, rien vu venir, rien préparé, rien prévu, est pris comme un lapin dans les phares d'une voiture. Votre responsabilité est immense et votre bilan est celui d'un échec global : éducatif – évidemment –, sécuritaire, migratoire, économique, financier, social. La liste de courses que vous avez donnée à vos ministres est pathétique : ça fait dix ans que vous êtes là – vous étiez déjà ministre sous Édouard Philippe – et cette liste témoigne de votre déconnexion. (M. Erwan Balanant s'exclame.)
Pire : en faisant la courte échelle à La France insoumise lors des élections,…
M. Arnaud Saint-Martin. Ah bon ?
M. Sébastien Chenu. …vous avez légitimé le poison de la violence dont se nourrit ce mouvement dans le débat politique et dans les manifs qu'il gangrène. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
Qu'avez-vous fait de la France ? C'est aussi la question que se pose toute la presse internationale aujourd'hui. Quelles réponses comptez-vous apporter, à nous comme aux Français, pour rétablir l'ordre, à part une plateforme, des débats et des numéros verts ? N'avez-vous tout simplement pas honte d'avoir mis notre pays dans cet état ?
Pour nous, pas de résignation ! Encore sept mois à attendre avant qu'avec Marine Le Pen et Jordan Bardella (Sourires et exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et SOC), nous puissions redonner aux Français des raisons d'espérer et de croire en la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – M. Arnaud Saint-Martin mime un joueur de pipeau.)
Mme la présidente. La parole est à M. le ministre de l'éducation nationale.
M. Édouard Geffray, ministre de l'éducation nationale. Je sers mon pays depuis vingt ans dans le service public et depuis un an comme ministre. Je l'ai servi pendant quelques années au sein du ministère de l'éducation nationale. Depuis dix ans, je n'ai jamais eu honte de servir mon pays, pas davantage que je n'ai honte de défendre le service public contre celles et ceux qui mènent contre lui une attaque en règle : ce sont quatre-vingt-cinq membres du personnel qui ont été blessés en l'espace de huit jours – c'est inédit dans l'histoire de l'éducation nationale – et vingt-quatre bâtiments qui ont été saccagés et incendiés. Par conséquent, 30 000 élèves sont privés de cours…
M. Nicolas Sansu. Une jeunesse en déshérence !
M. Édouard Geffray, ministre. …parce que certains, sous une forme ou une autre, ont encouragé ou légitimé la violence.
Je réponds à votre question : certains des sujets de préoccupation que vous évoquez ne constituent pas pour nous une découverte. Un seul exemple : nous avons multiplié par trois le taux de remplacement des absences de courte durée dans le premier degré en l'espace de deux ans. À la rentrée scolaire, nous avons réduit de 57 % le nombre de postes vacants. On ne peut pas dire que nous ne nous y sommes pas attaqués !
Il n'en est pas moins très clair qu'il faut faire plus et mieux, notamment pour les lycées. Le premier ministre nous a donc confié plusieurs chantiers, et d'abord celui du remplacement pour que nos élèves n'aient plus à subir le préjudice des absences de longue durée non remplacées. J'ai lancé un plan d'action il y a déjà deux jours : nous identifierons un par un les établissements qui rencontrent des difficultés et nous les résoudrons toutes, comme nous l'avons fait en moins de huit jours au lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Créteil.
Mme Nadège Abomangoli. Sauf que c'est systémique !
M. Édouard Geffray, ministre. Nous allons évidemment continuer de nous attaquer à la question de la médecine scolaire. Je vous rappelle que dans le projet de budget, nous proposons de créer 300 postes dans ce domaine après en avoir déjà créé 300 l'année dernière.
Mme Christine Arrighi. Vous êtes là depuis dix ans !
M. Édouard Geffray, ministre. Nous continuerons à travailler sur Parcoursup avec le ministre de l'enseignement supérieur, pour améliorer sa transparence ainsi que l'orientation des élèves. Au demeurant, Parcoursup a permis depuis 2019 à un nombre inédit d'élèves de Seine-Saint-Denis de faire leurs études à Paris et favorise de ce fait une mixité sociale qui n'existait pas auparavant dans les mêmes termes. (M. Erwan Balanant applaudit.)
M. Stéphane Peu. Ce n'est pas vrai, c'est un mensonge, un gros mensonge !
M. Édouard Geffray, ministre. Il faut quand même le savoir ! Tous ces chantiers sont ouverts et nous les mènerons avec honneur, car servir l'État et la République est un honneur ! (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et Dem.)
Mme la présidente. La parole est à M. Sébastien Chenu.
M. Sébastien Chenu. Vos constats, vos bilans, vos contentements ! Vous devriez avoir honte de ce que vous avez fait de notre pays ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
Mme la présidente. Je suis heureuse de souhaiter la bienvenue à une délégation de l'Assemblée nationale du Cameroun conduite par M. Jean-Jacques Zam, président du groupe d'amitié Cameroun-France. (Mmes et MM. les députés et les membres du gouvernement se tournent vers la tribune d’honneur et applaudissent.)
Contexte de séance — Questions au Gouvernement
Séance du 2026-10-07 (Première) — 11 questions posées dans cet ordre. Compte-rendu officiel ↗
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Mobilisation lycéenne
Mme Virginie Duby-Muller (DR) · M. Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur · Mme Virginie Duby-Muller
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Mobilisation lycéenne
Mme Lisa Belluco (EcoS) · M. Édouard Geffray, ministre de l’éducation nationale · Mme Lisa Belluco · M. Édouard Geffray, ministre
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Situation des hippodromes
Mme Géraldine Bannier (Dem) · Mme Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire
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Violences à Mayotte
Mme Estelle Youssouffa (LIOT) · M. Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur · Mme Estelle Youssouffa · M. Laurent Nuñez, ministre
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Situation des finances publiques
M. François Jolivet (HOR) · Mme Maud Bregeon, ministre déléguée, porte-parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie
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Avenir du site de Sibanye-Stillwater au Havre
M. Jean-Paul Lecoq (GDR) · Mme Maud Bregeon, ministre déléguée, porte-parole du gouvernement, et ministre déléguée chargée de l’énergie
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Mobilisation lycéenne
M. Antoine Valentin (UDR) · M. Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur · M. Antoine Valentin · M. Laurent Nuñez, ministre
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Attaques du 7 octobre 2023
M. Julien Odoul (RN) · Mme Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations
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Attaques du 7 octobre 2023
Mme Caroline Yadan (EPR) · Mme Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations
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Pesticides et cancers
Mme Mathilde Hignet (LFI-NFP) · Mme Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire · Mme Mathilde Hignet
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Situation des aidants actifs
M. Sébastien Saint-Pasteur (SOC) · Mme Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargée de l’autonomie et des personnes handicapées · M. Sébastien Saint-Pasteur
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Votre responsabilité est immense et votre bilan est celui d'un échec global : éducatif – évidemment –, sécuritaire, migratoire, économique, financier, social. La liste de courses que vous avez donnée à vos ministres est pathétique : ça fait dix ans que vous êtes là – vous étiez déjà ministre sous Édouard Philippe – et cette liste témoigne de votre déconnexion. <i>(M. Erwan Balanant s'exclame.)</i><br><br>Pire : en faisant la courte échelle à La France insoumise lors des élections,…<br><br><strong>M. Arnaud Saint-Martin.</strong> Ah bon ?<br><br><strong>M. Sébastien Chenu. </strong>…vous avez légitimé le poison de la violence dont se nourrit ce mouvement dans le débat politique et dans les manifs qu'il gangrène. <i>(Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)</i><br><br>Qu'avez-vous fait de la France ? C'est aussi la question que se pose toute la presse internationale aujourd'hui. Quelles réponses comptez-vous apporter, à nous comme aux Français, pour rétablir l'ordre, à part une plateforme, des débats et des numéros verts ? N'avez-vous tout simplement pas honte d'avoir mis notre pays dans cet état ?<br><br>Pour nous, pas de résignation ! Encore sept mois à attendre avant qu'avec Marine Le Pen et Jordan Bardella <i>(Sourires et exclamations sur quelques bancs des groupes LFI-NFP et SOC)</i>, nous puissions redonner aux Français des raisons d'espérer et de croire en la France ! (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR. – M. Arnaud Saint-Martin mime un joueur de pipeau.)<br><br><strong>Mme la présidente. </strong>La parole est à M. le ministre de l'éducation nationale.<br><br><strong>M. Édouard Geffray,</strong><i> ministre de l'éducation nationale. </i>Je sers mon pays depuis vingt ans dans le service public et depuis un an comme ministre. Je l'ai servi pendant quelques années au sein du ministère de l'éducation nationale. Depuis dix ans, je n'ai jamais eu honte de servir mon pays, pas davantage que je n'ai honte de défendre le service public contre celles et ceux qui mènent contre lui une attaque en règle : ce sont quatre-vingt-cinq membres du personnel qui ont été blessés en l'espace de huit jours – c'est inédit dans l'histoire de l'éducation nationale – et vingt-quatre bâtiments qui ont été saccagés et incendiés. Par conséquent, 30 000 élèves sont privés de cours…<br><br><strong>M. Nicolas Sansu.</strong> Une jeunesse en déshérence !<br><br><strong>M. Édouard Geffray,</strong><i> ministre. </i>…parce que certains, sous une forme ou une autre, ont encouragé ou légitimé la violence.<br><br>Je réponds à votre question : certains des sujets de préoccupation que vous évoquez ne constituent pas pour nous une découverte. Un seul exemple : nous avons multiplié par trois le taux de remplacement des absences de courte durée dans le premier degré en l'espace de deux ans. À la rentrée scolaire, nous avons réduit de 57 % le nombre de postes vacants. On ne peut pas dire que nous ne nous y sommes pas attaqués !<br><br>Il n'en est pas moins très clair qu'il faut faire plus et mieux, notamment pour les lycées. Le premier ministre nous a donc confié plusieurs chantiers, et d'abord celui du remplacement pour que nos élèves n'aient plus à subir le préjudice des absences de longue durée non remplacées. J'ai lancé un plan d'action il y a déjà deux jours : nous identifierons un par un les établissements qui rencontrent des difficultés et nous les résoudrons toutes, comme nous l'avons fait en moins de huit jours au lycée Antoine-de-Saint-Exupéry de Créteil.<br><br><strong>Mme Nadège Abomangoli.</strong> Sauf que c'est systémique !<br><br><strong>M. Édouard Geffray,</strong><i> ministre. </i>Nous allons évidemment continuer de nous attaquer à la question de la médecine scolaire. Je vous rappelle que dans le projet de budget, nous proposons de créer 300 postes dans ce domaine après en avoir déjà créé 300 l'année dernière.<br><br><strong>Mme Christine Arrighi.</strong> Vous êtes là depuis dix ans !<br><br><strong>M. Édouard Geffray,</strong><i> ministre. </i>Nous continuerons à travailler sur Parcoursup avec le ministre de l'enseignement supérieur, pour améliorer sa transparence ainsi que l'orientation des élèves. Au demeurant, Parcoursup a permis depuis 2019 à un nombre inédit d'élèves de Seine-Saint-Denis de faire leurs études à Paris et favorise de ce fait une mixité sociale qui n'existait pas auparavant dans les mêmes termes. <i>(M. Erwan Balanant applaudit.)</i><br><br><strong>M. Stéphane Peu.</strong> Ce n'est pas vrai, c'est un mensonge, un gros mensonge !<br><br><strong>M. Édouard Geffray,</strong><i> ministre. </i>Il faut quand même le savoir ! Tous ces chantiers sont ouverts et nous les mènerons avec honneur, car servir l'État et la République est un honneur ! <i>(Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et Dem.)</i><br><br><strong>Mme la présidente. </strong>La parole est à M. Sébastien Chenu.<br><br><strong>M. Sébastien Chenu. </strong>Vos constats, vos bilans, vos contentements ! Vous devriez avoir honte de ce que vous avez fait de notre pays ! <i>(Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)</i><br><br><strong>Mme la présidente. </strong>Je suis heureuse de souhaiter la bienvenue à une délégation de l'Assemblée nationale du Cameroun conduite par M. 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