Mouvement des transporteurs routiers
Auteur :
Manon Bouquin
— Rassemblement National
(Hérault · 4ᵉ circ.)
Ministère interrogé : Ministère des transports
Ministère attributaire : Ministère des transports
Rubrique : transports routiers
Date de la question : —
Date de la réponse : 2026-04-02
Texte de la question
Texte de la question non publié dans la source.
Réponse ministérielle
MOUVEMENT DES TRANSPORTEURS ROUTIERS
Mme la présidente . La parole est à Mme Manon Bouquin.
Mme Manon Bouquin . Pendant que se tient à Paris l'édition 2026 du Salon international du transport et de la logistique, sur le terrain la colère monte, les transporteurs se mobilisent, les défaillances explosent, les coûts flambent et les marges s'effondrent. Depuis l'escalade des tensions au Moyen-Orient, le prix du gazole atteint des niveaux historiques.
Comme si cela ne suffisait pas, les vols de carburant se multiplient. Partout en France, des réservoirs sont percés, des camions sont immobilisés. Un réservoir vidé, ce n'est pas seulement du carburant volé : c'est aussi un conducteur bloqué, une tournée annulée, du chiffre d'affaires perdu, alors que les charges doivent toujours être payées.
Face à cette crise brutale, vous ne proposez que des aides ponctuelles, des chèques, du chômage partiel. Les transporteurs ne demandent pourtant ni à être placés sous perfusion ni à travailler moins. Ils veulent rouler, livrer et vivre de leur activité. Pendant que vous temporisez, des camions s'arrêtent, des entreprises ferment et des familles s'inquiètent.
Nous en sommes là aussi parce que, depuis des années, les réformes structurelles nécessaires n'ont pas été menées. L'instabilité énergétique s'ajoute à des décisions politiques mal calibrées. Je pense notamment à la taxe sur les petits colis : vous pensiez attaquer les grandes plateformes mais, sur le terrain, ce sont encore et toujours les transporteurs qui trinquent.
Les entreprises ne demandent pas la charité. Elles veulent une chose simple : être payées à leur juste prix. Elles réclament de la transparence, de l'équité et des règles claires où chaque heure, chaque contrainte, chaque kilomètre est rémunéré à sa juste valeur. Sans transporteurs, il n'y a pas de logistique, et sans logistique, il n'y a pas d'économie. Quand vous déciderez-vous enfin à agir et à prendre des mesures à même de sauver un secteur stratégique qui s'affaiblit chaque jour ? (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
Mme la présidente . La parole est à M. le ministre des transports.
M. Philippe Tabarot, ministre des transports . Oui, le transport routier est fortement touché par la hausse des prix des carburants que nous subissons. Oui, cela peut mettre en péril de très petites entreprises qui travaillent avec de faibles marges et connaissent inévitablement des problèmes de trésorerie. Et oui, l'État agit dans l'intérêt de ce secteur stratégique, indispensable à l'économie. C'est pourquoi, depuis le début de la crise, nous sommes quotidiennement en contact avec les fédérations représentatives, comme hier en marge du Salon international du transport et de la logistique.
Dès vendredi soir, à la demande du premier ministre, plusieurs de mes collègues et moi-même avons annoncé des mesures directes et indirectes : report de cotisations sociales et fiscales et, pour les entreprises les plus en difficulté, aide exceptionnelle forfaitaire dotée d'un budget de 50 millions d'euros débloqué en urgence. Malgré les tentatives de récupération politique de l'inquiétude, le plan proposé a été salué par une grande partie de la profession. J'en veux pour preuve l'annulation de certains mouvements de protestation prévus.
Nous travaillons en premier lieu à rendre ce plan le plus opérationnel possible, c'est-à-dire rapide, ciblé et dénué d'irritants administratifs. J'ai fait aux fédérations des propositions visant à le mettre en œuvre le plus rapidement possible, soit dès la semaine prochaine. Parallèlement, mon collègue Serge Papin et moi-même réunirons demain les donneurs d'ordre et les chargeurs pour leur indiquer qu'il est de leur responsabilité d'appliquer la loi, c'est-à-dire de payer les factures mises à jour en intégrant les derniers indices. Voilà notre méthode pour tenter de régler la situation – sérieusement, sans démagogie et de manière responsable – sans hypothéquer l'avenir de l'économie du pays. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe DR.)
Mme la présidente . La parole est à Mme Manon Bouquin.
Mme Manon Bouquin . Les transporteurs attendent non des mesurettes mais une vision à long terme de l'avenir du secteur routier. (Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)
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L'instabilité énergétique s'ajoute à des décisions politiques mal calibrées. Je pense notamment à la taxe sur les petits colis : vous pensiez attaquer les grandes plateformes mais, sur le terrain, ce sont encore et toujours les transporteurs qui trinquent.<br><br>Les entreprises ne demandent pas la charité. Elles veulent une chose simple : être payées à leur juste prix. Elles réclament de la transparence, de l'équité et des règles claires où chaque heure, chaque contrainte, chaque kilomètre est rémunéré à sa juste valeur. Sans transporteurs, il n'y a pas de logistique, et sans logistique, il n'y a pas d'économie. Quand vous déciderez-vous enfin à agir et à prendre des mesures à même de sauver un secteur stratégique qui s'affaiblit chaque jour ? <i>(Applaudissements sur les bancs des groupes RN et UDR.)</i><br><br><strong>Mme la présidente . </strong>La parole est à M. le ministre des transports.<br><br><strong>M. 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