Soutien à l’Ukraine et LPM
Auteur :
Josy Poueyto
— Les Démocrates
(Pyrénées-Atlantiques · 1ᵉ circ.)
Ministère interrogé : Ministère des armées et des anciens combattants
Ministère attributaire : Ministère des armées et des anciens combattants
Rubrique : politique extérieure
Date de la question : —
Date de la réponse : 2026-02-25
Texte de la question
Texte de la question non publié dans la source.
Réponse ministérielle
Mme la présidente . La parole est à Mme Josy Poueyto.
Mme Josy Poueyto . Le 24 février marque le quatrième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Alors qu'une partie des Français estiment désormais que ce conflit ne doit plus nous concerner, que l'esprit de défense peine à s’enraciner dans notre société et que la Hongrie vient de mettre son veto à de nouvelles sanctions européennes, je veux, au nom du groupe Démocrates, redire notre soutien indéfectible au peuple ukrainien et rappeler que cette guerre est aussi la nôtre. (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem et sur plusieurs bancs du groupe EPR.)
Ne nous trompons pas : la Russie poursuit son effort de guerre avec détermination. Près de 50 % de ses ressources sont orientées vers une économie militarisée. Son industrie est tournée vers la production d’armements. Son appareil d’État est structuré pour la confrontation. Rien, sinon une action résolue, ne freinera ses ambitions.
Quatre ans après le début de ce conflit, il faut aussi que la France et l'Europe se demandent quelles leçons concrètes elles en ont tirées pour assurer leur souveraineté alimentaire et énergétique, tout en renforçant leur esprit de défense. Car nous sommes déjà concernés. La France est visée par des cyberattaques, des opérations de déstabilisation et des campagnes de désinformation. La guerre hybride est une réalité. Les temps ont changé : cette guerre engage la sécurité de l’Europe, nos valeurs et notre avenir.
Nos armées ont amorcé leur transformation. Mais face à un régime installé dans une logique de guerre durable, nous devons accélérer. L’actualisation de la loi de programmation militaire sera un moment de vérité. Si nous affirmons que la Russie ne doit pas gagner, nous devons nous donner les moyens de l'en empêcher.
Madame la ministre des armées, quelles adaptations capacitaires et budgétaires entendez-vous engager pour préparer la France à un conflit de haute intensité et pour renforcer notre résilience face aux menaces hybrides, russes notamment ? Quelles initiatives concrètes la France est-elle prête à prendre pour contribuer à la protection du ciel ukrainien, comme l'a proposé notre collègue Frédéric Petit, afin notamment de mieux protéger les civils et les infrastructures critiques ? (Applaudissements sur les bancs du groupe Dem. – Mme Liliana Tanguy applaudit également.)
Mme la présidente . La parole est à Mme la ministre des armées et des anciens combattants.
Mme Catherine Vautrin, ministre des armées et des anciens combattants . Vous avez raison : depuis 1 462 jours, la France est aux côtés de l'Ukraine. Le premier fait que nous pouvons tous reconnaître, c'est l'implication, la résilience du peuple ukrainien face à cette guerre. Pour le soutenir, la réponse est plurielle. Si la première est évidemment capacitaire – vous l'avez souligné – et la France a souhaité apporter sa contribution dans ce domaine dès le premier jour, il faut également répondre aux besoins en matière de formation, cruciaux pour être opérationnels.
Cela me conduit à répondre à votre première question : comment pouvons-nous nous adapter ? Eh bien, en dix ans, la France aura doublé le budget de ses armées, afin d'améliorer leur situation capacitaire, mais aussi d'assurer leur maintien en condition opérationnelle, ce qui suppose de nombreuses heures de vol, de manœuvre pour nos navires et d'entraînement pour notre armée de terre.
Vous avez aussi évoqué la menace hybride, soulignant à juste titre qu'elle appelait plusieurs réponses, dont la première consiste bien sûr à renforcer nos capacités cyber et la seconde à consentir un effort en matière de renseignement. Le projet de LPM que nous aurons l'occasion de discuter dans quelques semaines prévoit une augmentation du budget alloué au renseignement, en particulier à la DRSD, qui informe et accompagne nos entreprises. Voilà comment nous pouvons aller plus loin !
Pour finir, vous m'avez interpellée au sujet du ciel ukrainien. Il s'agit d'en assurer la protection en Européens, car protéger l'Ukraine, c'est protéger l'Europe. Très concrètement, quand la France met à disposition un système SAMP/T NG, elle fournit d'un côté un radar et de l'autre des missiles. Telle est la façon dont nous pouvons répondre aux besoins de l'Ukraine, qui sont aujourd'hui ceux de l'Europe. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes EPR et HOR. – M. Jean-Louis Thiériot applaudit également.)
Contexte de séance — Questions au Gouvernement
Séance du 2026-02-25 (Première) — 11 questions posées dans cet ordre. Compte-rendu officiel ↗
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Protection sociale complémentaire des agents hospitaliers
Mme Elsa Faucillon · Mme Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
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Réponse d’Emmanuel Macron à Giorgia Meloni
M. Matthieu Bloch · M. Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des affaires étrangères
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Fermetures d’usines
M. Robert Le Bourgeois · M. Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’industrie · M. Robert Le Bourgeois
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Aéroport de Castres et A69
M. Jean Terlier · M. Philippe Tabarot, ministre des transports
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Foncier en Martinique
M. Jean-Philippe Nilor · M. Gérald Darmanin, garde des sceaux, ministre de la justice · M. Jean-Philippe Nilor
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Maladies liées à l’amiante
M. Julien Gokel · M. Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités
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Secours en montagne
Mme Émilie Bonnivard · M. Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur
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Taille des exploitations agricoles
Mme Marie Pochon · Mme Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire · Mme Marie Pochon
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Soutien aux élus et modification du mode de scrutin municipal
Mme Delphine Lingemann · Mme Françoise Gatel, ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation
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Variole du singe à Mayotte
Mme Estelle Youssouffa · Mme Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées · Mme Estelle Youssouffa
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Accès aux soins dermatologiques
Mme Nathalie Colin-Oesterlé · Mme Stéphanie Rist, ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées
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Rien, sinon une action résolue, ne freinera ses ambitions.<br><br>Quatre ans après le début de ce conflit, il faut aussi que la France et l'Europe se demandent quelles leçons concrètes elles en ont tirées pour assurer leur souveraineté alimentaire et énergétique, tout en renforçant leur esprit de défense. Car nous sommes déjà concernés. La France est visée par des cyberattaques, des opérations de déstabilisation et des campagnes de désinformation. La guerre hybride est une réalité. Les temps ont changé : cette guerre engage la sécurité de l’Europe, nos valeurs et notre avenir.<br><br>Nos armées ont amorcé leur transformation. Mais face à un régime installé dans une logique de guerre durable, nous devons accélérer. L’actualisation de la loi de programmation militaire sera un moment de vérité. Si nous affirmons que la Russie ne doit pas gagner, nous devons nous donner les moyens de l'en empêcher.<br><br>Madame la ministre des armées, quelles adaptations capacitaires et budgétaires entendez-vous engager pour préparer la France à un conflit de haute intensité et pour renforcer notre résilience face aux menaces hybrides, russes notamment ? Quelles initiatives concrètes la France est-elle prête à prendre pour contribuer à la protection du ciel ukrainien, comme l'a proposé notre collègue Frédéric Petit, afin notamment de mieux protéger les civils et les infrastructures critiques ? <i>(Applaudissements</i> sur les bancs du groupe Dem. – Mme Liliana Tanguy applaudit également.)<br><br><strong>Mme la présidente . </strong>La parole est à Mme la ministre des armées et des anciens combattants.<br><br><strong>Mme Catherine Vautrin,</strong><i> ministre des armées et des anciens combattants . </i>Vous avez raison : depuis 1 462 jours, la France est aux côtés de l'Ukraine. Le premier fait que nous pouvons tous reconnaître, c'est l'implication, la résilience du peuple ukrainien face à cette guerre. Pour le soutenir, la réponse est plurielle. Si la première est évidemment capacitaire – vous l'avez souligné – et la France a souhaité apporter sa contribution dans ce domaine dès le premier jour, il faut également répondre aux besoins en matière de formation, cruciaux pour être opérationnels.<br><br>Cela me conduit à répondre à votre première question : comment pouvons-nous nous adapter ? Eh bien, en dix ans, la France aura doublé le budget de ses armées, afin d'améliorer leur situation capacitaire, mais aussi d'assurer leur maintien en condition opérationnelle, ce qui suppose de nombreuses heures de vol, de manœuvre pour nos navires et d'entraînement pour notre armée de terre.<br><br>Vous avez aussi évoqué la menace hybride, soulignant à juste titre qu'elle appelait plusieurs réponses, dont la première consiste bien sûr à renforcer nos capacités cyber et la seconde à consentir un effort en matière de renseignement. Le projet de LPM que nous aurons l'occasion de discuter dans quelques semaines prévoit une augmentation du budget alloué au renseignement, en particulier à la DRSD, qui informe et accompagne nos entreprises. Voilà comment nous pouvons aller plus loin !<br><br>Pour finir, vous m'avez interpellée au sujet du ciel ukrainien. Il s'agit d'en assurer la protection en Européens, car protéger l'Ukraine, c'est protéger l'Europe. Très concrètement, quand la France met à disposition un système SAMP/T NG, elle fournit d'un côté un radar et de l'autre des missiles. Telle est la façon dont nous pouvons répondre aux besoins de l'Ukraine, qui sont aujourd'hui ceux de l'Europe. <i>(Applaudissements</i> sur quelques bancs des groupes EPR et HOR. – M. Jean-Louis Thiériot applaudit également.)<br> <p>"}}, "cloture": {"codeCloture": "REP_PUB", "libelleCloture": "Réponse publiée", "dateCloture": "2026-02-25", "infoJO": {"typeJO": "JO_DEBAT", "dateJO": "2026-02-25", "pageJO": null, "numJO": null, "urlLegifrance": null, "referenceNOR": null}}}}