Amendement n° 519 — ARTICLE PREMIER
Dispositif
I. – Au début de la dixième ligne de la troisième colonne du tableau de l’alinéa 81, substituer au nombre :
« 15 »,
le nombre :
« 18 ».
II. – En conséquence, au début de la même dixième ligne de la quatrième colonne du même tableau du même alinéa 81, substituer au nombre :
« 15 »,
le nombre :
« 18 ».
Exposé sommaire
Le présent amendement vise à porter le format des frégates de premier rang de 15 à 18 unités, afin de répondre aux exigences opérationnelles de la marine nationale dans un contexte stratégique fortement dégradé.
La France, puissance maritime mondiale, doit être en mesure d’assurer simultanément la protection de ses intérêts, la sécurisation de ses espaces maritimes, notamment ultramarins, et la permanence de ses déploiements navals. Le format actuel de 15 frégates ne permet pas de satisfaire durablement ces objectifs.
Cette insuffisance est d’autant plus manifeste que la nécessité d’un format porté à 18 frégates de premier rang a été clairement reconnue par le ministre des Armées lui-même en février 2025 !
Ce décalage interroge la cohérence et la sincérité de la trajectoire proposée, dans un contexte où la crédibilité de notre outil naval repose précisément sur la capacité à tenir dans la durée des engagements multiples et simultanés.
Le présent amendement propose donc de mettre en cohérence les déclarations du Gouvernement avec les actes, en portant effectivement le format de la flotte de premier rang à 18 unités, niveau reconnu comme nécessaire mais aujourd’hui non atteint.
Cet effort capacitaire peut être financé par une réorientation des priorités budgétaires, mettant fin aux contributions versées à la Facilité européenne pour la paix qu'on ne versera plus dès 2028. La défense de la France n’a pas vocation à être financée à Bruxelles, ni pilotée à Bruxelles. La défense est une responsabilité nationale, et elle doit le rester.