577députés 17ᵉ législature

amendement seance Rejeté

Amendement (sans numéro) — ARTICLE 42

Auteur : Laurent Jacobelli — Rassemblement National (Moselle · 8ᵉ)
Texte visé : Projet de loi de finances pour 2025
Article : ARTICLE 42
Date de dépôt : 2024-10-30
Date de sort : 2024-11-01

Dispositif

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Exposé sommaire

Le présent amendement d'appel prévoit d'abonder les crédits, en autorisations d'engagement et en crédits de paiement, d'un montant de 1 euro symbolique pour l'action n° 08 : "Liens armées-jeunesse" au sein du  programme n°169 "Reconnaissance et réparation en faveur du monde combattant, mémoire et liens avec la Nation" et, pour les besoins de la recevabilité financière, de minorer du même montant les crédits, en autorisations d'engagement et en crédits de paiement, l'action n°02 : "Indemnisation des victimes d'actes de barbarie durant la seconde guerre mondiale" du programme n°158 : "Indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale". 

 


Le texte prévoit actuellement 3,3 millions d'euros pour le service militaire volontaire, complétés par la suite par les programmes 178 et 212 de la mission "Défense", ainsi que par des fonds européens et territoriaux, pour arriver à un total de 45 000 000 euros. Une somme qui démontre la faiblesse d'ambition et de volonté vis à vis d'une composante essentielle du lien armée-Nation, et plus particulièrement du lien entre nos armées et notre jeunesse. 


Cette estimation est en effet incomplète, car nous savons que, selon les données et le retour d'expérience, un jeune du SMV coûte 42 000 euros par an. La cible étant de 1500 volontaires pour 2024, cela nous amène à un total de 63 000 000 d'euros au total si l'on veut réussir à mener à bien les missions du SMV. 


Ces mouvements de crédits aurait pu se traduire par l'ajout de 18 millions d'euros afin de remédier à ce manque pour le SMV et permettre également d'en améliorer l'attractivité chez notre jeunesse.


Précisons tout de même que l'article 40 de la Constitution empêche toute proposition d'augmentation de crédits. Il rend seulement possible le transfert de crédits d'une mission à une autre. Or, la mission Anciens Combattants n'est constituée que de deux programmes. Cette obligation constitutionnelle nous force donc à proposer de puiser dans les crédits du programme 158. Évidemment, nous ne souhaitons nullement amoindrir les crédits de ce programme essentiel, dévolu à l'indemnisation des victimes des persécutions antisémites et des actes de barbarie pendant la seconde guerre mondiale. Nous appelons donc le gouvernement à lever le gage.